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« Ce serait un ciel d’orage. Ou un matin d’été. Ou l’échancrure des

soirs, les soirs noyés, leurs fentes, tenaces, au bord des jours.

Leurs fentes surpiquées.

On s’enfoncerait dans le temps qui passe et dans le temps qu’il fait.

On voudrait toucher. On voudrait caresser. Effleurer de la main.

Suivre du bout des doigts. Déchiffrer.

Humer. Flairer. Se rouler dedans. On se roulerait dedans.

C’est cousu. C’est têtu.

C’est du blanc, c’est de l’absence, c’est du silence. »

Marie-Hélène LAFON pour l’exposition « de fil et d’encre » - 2016